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Sans-papiers

Mardi 30 juin 2009
Depuis le 15 avril 2008, la Cgt s’est activement et avec opiniâtreté engagée aux côtés des milliers de travailleurs sans-papiers qui, avec courage et détermination, se sont mis en grève pour arracher leur régularisation.

Cette lutte a déjà permis à plus de 2000 salariés dont plus de 500 salariés de très petites entreprises de voir leur situation administrative réglée positivement et pour beaucoup, d’obtenir une remise à niveau de leurs conditions de travail et de leur salaire.

D’autre part, les travailleurs sans-papiers avec 5 ans de présence sur le territoire et 12 mois d’activité salariée, y compris ceux embauchés en tant qu’intérimaires, sont maintenant régularisables. Le ministère de l’Immigration, sous la forme de « télégrammes » en date du 29 octobre et du 15 décembre 2008 et d’un relevé de conclusions en date du 2 décembre 2008, a donné des directives en ce sens aux différentes préfectures comme aux directions départementales de l’emploi et de la formation professionnelle.

Or à ce jour, ces directives sont interprétées de manière restrictive et arbitraire et de fait pas appliquées. Nous n’aurons pas la naïveté de croire que cet état de fait ne dépend que des préfectures. Il est clair que de nombreux employeurs, et particulièrement les grands donneurs d’ordres adeptes de la sous-traitance en cascade, préfèrent continuer à utiliser des salariés non régularisés, parce que totalement flexibles. Il est clair que le gouvernement s’accommode de cette situation. Cette situation de blocage crée beaucoup de tension et de crispation.

Elle a aussi contribué à ce que les instigateurs de l’occupation de la Bourse du travail de Paris diffusent l’idée qu’entraver le fonctionnement de la plus importante structure de la Cgt engagée dans cette lutte, pouvait permettre la régularisation de leurs adhérents.

Face au gouvernement et au patronat, la Cgt et ses organisations sont bien décidées à poursuivre la lutte engagée, pour que les travailleurs sans-papiers, nombreux au sein de leur entreprise, ou seul, avec des feuilles de paye ou pas déclarés, puissent accéder au statut de salarié à part entière et cessent d’être les instruments de ces « délocalisations sur place » encouragées par les politiques néolibérales.

 Dans l’immédiat, nous interpellons solennellement le gouvernement et les employeurs.
- 1 Il est grand temps d’en finir avec les tergiversations : l’ensemble des dossiers de régularisation par le travail déposés par la CGT avant le 16 octobre 2008, quel que soit le département, doivent être étudiés et réglés positivement au plus vite.
- 2 Les salariés qui satisfont aux premiers critères définis par le ministère de l’Immigration lui-même doivent voir leur demande de régularisation aboutir, sans que de nouvelles exigences ne leur soient opposées.
- 3 Un nouveau texte émanant du ministère de l’Immigration doit reprendre les critères « assouplis » tels que formulés lors des réunions du 12 février et du 16 avril 2009.
- 4 La discrimination envers les salariés algériens et tunisiens doit cesser.
- 5 Une solution positive doit être construite pour les salariés qui ont été contraints par leur employeur à un travail « non déclaré ».

 Montreuil, le 30 juin 2009
Par jeunes CGT31
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Mardi 16 juin 2009
Vendredi 19 juin à partir de 9 heures des camarades sans papiers passent au tribunal administratif.

Tous les camarades disponibles peuvent venir assister à l'audience (c'est très intéressant de voir la Justice à l'oeuvre) et récolter des déclarations de soutien que l'avocat pourra ajouter au dossier juridique pour plaider.

Pour tout renseignement complémentaire et rencontrer les camarades du collectif, contactez Michel Labbé ou Jean-Pierre Barboni via l'UD.
Par jeunes CGT31
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Jeudi 11 juin 2009

Le 29 Mai a eu lieu, à l'appel du Collectif Immigration de l'UD 31,  un rassemblement pour soutenir notre camarade Marc, licencié pour faute grave, comme par hasard après avoir participé à une action de soutien d'un camarade sans papiers dans son entreprise.
 
Ce rassemblement, qui n'a pas eu l'empleur que nous espérions, a toutefois permis de rencontrer le Directeur de DECA à qui nous avons exprimé notre colère. Celui-ci nous a proposé une rencontre le 15 juin à 15h.
 
Au cours de la dernière réunion du Collectif Immigration j'ai été chargé de relayer un nouvel appel pour que nous soyons nombreux devant l'entreprise DECA France pour soutenir Marc et Nouar au cours de cette nouvelle rencontre.
 
Rendez-vous Lundi 15 Juin 2009 à 14 h 45 devant chez DECA Labège.


Par jeunes CGT31
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Mardi 26 mai 2009

Mercredi 27 mai 2009 à 17h30 devant la Préfecture

 

et Vendredi 29 mai 2009 à 14h devant l’entreprise DECA, Labège

(voir plan au bas de l'article)

Le 15 avril 2008, plus de 200 travailleurs sans papiers de la région parisienne entraient en grève et occupaient leurs lieux de travail, aidés par la CGT, Femmes-Egalité et l’association Droits devant.

Des milliers de travailleurs-euses sans papiers ont poursuivi le mouvement et plus de 2000 ont obtenu leur régularisation. Encouragé par un fort mouvement de solidarité, ce combat a impulsé une dynamique nationale.

Depuis, suite à cette lutte, de nouveaux critères nationaux de régularisation ont été définis par le ministère de l’immigration mais ceux-ci ne sont pas respectés par les préfectures départementales dont celle de la Haute Garonne. Des travailleurs -euses sans papiers se sont vus refuser des titres de séjour sous des prétextes divers.

Parmi ceux-là, nous voulons particulièrement dénoncer la discrimination à l’encontre des Algériens au nom des accords franco-algériens qui les excluent du dispositif de régularisation par le travail. Ces accords ont été dénoncés par la Halde au regard du principe de non-discrimination. D’autres aberrations sont à souligner tel que le refus de régularisation pour « trop de diplôme !».

Par ailleurs, les instructions ministérielles impliquaient la poursuite de l’activité salariée pendant le processus de régularisation tout comme la non délivrance d’une OQTF lorsque la régularisation était refusée. Or, plusieurs de nos camarades ont reçu pour toute réponse l’Obligation de Quitter le Territoire Français.

La lutte doit donc se poursuivre. Nous refusons ce système économiquement organisé où les salarié-e-s sans papiers restent sans droits. Les refus de régularisation et les expulsions ne découragent pas les migrants mais ont pour fonction de créer la crainte chez les travailleurs qui se font discrets et ne revendiquent jamais. Les patrons ont tout intérêt à ce que des milliers d’hommes et de femmes soient maintenus dans la clandestinité, alors qu’ils ne demandent qu’à travailler légalement, car par ce biais ces patrons peuvent faire pression sur les salaires et sur les conditions de travail tout en ne respectant pas le droit du travail. Cette politique maintient la concurrence entre travailleurs sans papiers et ceux avec papiers. On ne peut l’accepter.

La mobilisation continue pour que des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants qui n’ont pas d’autres choix que de quitter un pays le plus souvent pillé par les transnationales, puissent vivre en toute dignité. Refuser leur expulsion, exiger leur régularisation c’est se battre contre la logique de concurrence entre les travailleurs imposée par le patronat et confortée par les lois…..

 

A Toulouse, on ne peut laisser la préfecture de Haute Garonne bafouer les engagements du ministère, obtenus de haute lutte par les sans papiers. On ne peut laisser sans réponse le mépris que le Préfet affiche à l'égard de la CGT en refusant de répondre, depuis le 8 Avril, à la demande d'audience qu’elle lui a adressée.


Pour exiger la réintégration d'un camarade licencié immédiatement après avoir assisté son collègue sans papiers convoqué à entretien préalable à licenciement « pour défaut de papiers. »

 


Par jeunes CGT31
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Lundi 26 janvier 2009
Par jeunes CGT31
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