ENTRONS DES QUE POSSIBLE DANS L’ACTION !
SOUTENONS LES GREVES DU 14 NOVEMBRE !
Le gouvernement vient d’ouvrir un nouveau cycle de réforme de notre système de retraite. Tactiquement il commence aujourd’hui
par les très médiatiques régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF,…), mais dès début 2008 le régime général et celui de la fonction publique seront dans son collimateur. Comme en 1993 et en 2003 une
seule et même solution est mise en œuvre : faire supporter les difficultés de notre système de retraite par les seuls salariés (allongements de la durée de cotisation, baisse du montant des
retraites futures), alors que ce sont principalement les exonérations de cotisations patronales qui creusent « le trou de la Sécu ».
Dès aujourd’hui les jeunes salariés (qu’ils relèvent des régimes spéciaux, du régime général ou de celui de la fonction
publique) doivent se préoccuper de ces réformes car si elles déterminent les conditions de nos retraites futures elles auront aussi un impact dès maintenant sur notre niveau de vie.
La réforme des retraites va diminuer notre pouvoir d’achat futur… et PRESENT :
Depuis la réforme de 1993 les règles de calcul des pensions sont modifiées pour diminuer le montant de nos retraites
futures. L’allongement de la durée de cotisation (nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein) va amplifier cette baisse dans un pays où le chômage des plus de 50 ans est
particulièrement élevé. Le Premier Ministre François FILLON a annoncé vouloir porter cette durée de cotisation à 41 ans en 2012. Combien d’entre nous pourront satisfaire à cette condition
quand on sait que l’âge moyen de sortie du marché du travail en France est de 58,8 ans (2005, source
Eurostat), que nous y entrons en moyenne de plus en plus tard, et que nous avons de fortes probabilités
de connaître des périodes de chômage au cours de notre vie active?...
Nos retraites futures seront donc fortement diminuées. Elles pourraient représenter à peine 50% de notre dernier salaire
net là où un retraité d’aujourd’hui peut espérer 75% au terme d’une carrière complète. Ce constat nous pousse à épargner dès aujourd’hui pour éviter une situation de pauvreté plus tard.
Mais combien sommes-nous à pouvoir mettre de l’argent de côté pour notre retraite ?... Précarité, bas salaires, faible pouvoir d’achat, caractérisent la situation d’un nombre toujours
plus important de jeunes. Préserver notre système de retraite par répartition c’est défendre notre niveau de vie.
L’allongement de la durée de cotisation n’arrangera pas le chômage des jeunes :
Les salariés qui prennent leur retraite laissent la place aux jeunes sur le marché du travail. En allongeant la durée de
cotisation (et aussi en décidant du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) le gouvernement prend le risque d’aggraver encore le chômage des jeunes (le taux de
chômage des moins de 25 ans était officiellement de 21% en août 2007).
Et encore une autre mauvaise nouvelle pour les jeunes salariés : François Fillon veut remettre en cause le dispositif « carrières longues » qui permettent aux salariés entrés très jeunes sur le marché du travail de partir en retraite (à taux plein) à partir de 56 ans (alors que l’âge légal de départ à
la retraite est de 60 ans). Cette mesure serait doublement injuste, en effet les salariés concernés auront pourtant cotisés plus que la durée légale et ils exercent le plus souvent des
métiers pénibles.
Face à cette situation la CGT
revendique pour tous les salariés :
> La garantie du départ à la retraite à taux plein à 60 ans, et la revalorisation du montant des
pensions.
> La prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul de l’âge du départ en
retraite. Tous les salariés exerçant un métier pénible doivent pouvoir partir en retraite à 55 ans.
> Une augmentation générale des salaires (c’est à la fois bon pour le pouvoir d’achat et les caisses de sécurité sociale), s’appuyant notamment sur une revalorisation du SMIC à 1500 euros brut par
mois.
Notre système de retraite a été mis en place à la libération dans un pays ravagé par la seconde guerre mondiale. On voudrait
nous faire croire qu’il est impossible aujourd’hui, dans un pays considérablement enrichi, de préserver et d’améliorer ce système.
La crise démographique est agitée comme un épouvantail par le gouvernement. Pourtant les dernières projections démographiques
de l’INSEE relativisent le coût des retraites à l’horizon 2050 (voir le dossier retraite, novembre 2007,
Alternatives Economiques). De plus le gouvernement ne remet toujours pas en cause les exonérations de
cotisations sociales patronales, principale cause du « trou de la Sécu ». D’autres choix que ceux du gouvernement sont possibles. Pour faire valoir nos revendications mobilisons nous
tous dès maintenant !
Collectifs des Jeunes CGT des Unions Locales Centre Ville, Mirail et Sud Contact >> jeunescgt31@laposte.net
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