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Communiqué
Suite à l'intervention de l'Inspection d'académie, qualifiant d'atteinte à la neutralité du service public et d'illégale, la participation des parents à « la nuit des écoles », la FCPE 31 riposte…
Oui, les parents ont toute légitimité pour parler DE l'Ecole DANS l'école !
Oui, c'est parce qu'ils ont une haute idée du service public de l'Education qu'ils se mobilisent actuellement sous de nombreuses formes, manifestations, pétitions, débats, … et nuit des écoles !
Oui, les débats organisés dans les écoles s'apparentent à des échanges responsables entre citoyens membres actifs de la communauté éducative !
Non, l'exigence des parents d'avoir leur mot à dire sur l'avenir de l'éducation de leurs enfants n'est pas une prise de position partisane.
Non, l'Inspecteur d'Académie ne peut exiger la neutralité de la part des usagers du service public que sont parents et enfants ! Par contre cette « neutralité » peut être exigée par les parents quand il s'agit de porter un jugement sur leurs actions, surtout quand elles sont abusivement qualifiées « d'illégales ».
Non, les parents ne perturbent pas le bon déroulement du service public, car les débats ont lieu en dehors du temps scolaire.
La FCPE 31 condamne les propos extrêmes tenus par l'Inspection d'Académie.
La FCPE 31 se félicite du succès manifeste rencontré par l'action « nuit des écoles » en Haute Garonne et appelle à poursuivre la mobilisation notamment lors de la journée d'action du 29 janvier et des prochaines initiatives locales prévues le 3 et le 6 février.
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CDPE 31
100, avenue Frédéric Estèbe
31200 TOULOUSE
Tel. 05 34 40 57 70
Fax. 05 34 40 57 79
www.fcpe31.org
Horaires d'ouverture
Lundi : 14h - 18h ¤ Mardi : 9h - 13h et 14h -18h30 ¤ Mercredi : 9h - 16h ¤ Jeudi : 9h - 13h et 14h -18h30 ¤ Vendredi : 9h-16h
Possibilité de rendez-vous avec un administrateur.
Manifestation à l'appel du collectif "Sauvons l'Ecole" (dont la CGT Educ'action fait partie)
Cette manifestation est la suite de celles du mercredi 10/12 (plus de 1000 personnes) et du samedi 13/12 (+ de 5000 personnes à Toulouse).
C'est l'occasion de rassembler dans la rue les parents d'élèves, les enseignants, les lycéens et toutes les personnes solidaires des luttes dans l'Education Nationale.
C'est malheureusement la seule date nationale sur les thématiques Education avant la grosse journée interprofessionnelle de grève du 29/01 !
Nous devons donc y être nombreux.
De nombreux arrêtés et décrets ont été proposés par le Ministère.
Petit à petit, des éléments techniques de la réforme se révèlent :
- Grille
horaire : Des centaines d’heures en moins ; une grande partie des horaires seraient soumis à l’autonomie
des établissements et la grille est annualisée.
-Choix du tout CCF : remise en cause du diplôme national et alourdissement de la charge de travail des enseignants.
-Epreuve de rattrapage du Bac Pro :Au rabais ? Cette épreuve pour les candidats qui auront obtenu entre 8 et 10 sur 20 (avec plus de 10 en matières professionnelles) consisterait en un entretien de 20 minutes, particulièrement flou qui permettrait de rattraper complètement l’élève…
-Substitution du BEP par un diplôme de niveau V équivalent à passer en CCF: pour quelle valeur ? Nous ne sommes pas dupes devant cet « ersatz » de BEP
-Réduction des champs professionnels en seconde pour créer une classe indifférenciée (palier d’orientation par l’échec ?)
-22 semaines de stage sur 3 ans (au lieu de 19 en 4 ans), avec les difficultés prévisibles pour les entreprises, et des programmes alourdis.
Par ailleurs, les annonces de la carte des formations dans les établissements soulèvent l’inquiétude : ex : fermeture d’un BEP Métiers de la Productique à Gourdan sans ouverture d’un CAP en contrepartie, malgré des assurances en ce sens, suppression du BEP électrotech sans compensation au LP Aristide Berges de St Girons…Il semblerait par ailleurs que le CAP soit délaissé par la formation initiale au profit de l’apprentissage ou l’alternance. Ce qui revient encore une fois à abandonner un certain type d’élèves.
Les conséquences sont de plus en plus claires :
Pour les enseignants : chacun peut faire ses comptes en matière d’heures et de postes à la clé supprimés. Les mesures de carte scolaire risquent d’être légion et les postes se raréfier. Dans certaines disciplines, en particulier professionnelles, il est question de mesures de reconversion.
Pour les élèves : c’est la réduction de l’offre de formation en formation initiale. Plusieurs centaines d’élèves n’avaient pas d’affectation à la rentrée. Que vont devenir les élèves qui n’auront pas le niveau suffisant pour intégrer un Bac Pro 3 ans ? La seule perspective sera celle d’un CAP, avec des possibilités réduites de passerelle, et des capacités d’accueil limitées.
Pour enseignants et élèves : aggravation des condition de travail et d’étude avec alourdissement des effectifs élèves et un nouveau calcul globalisé des heures en groupe à répartir par l’établissement, avec des risques de tension dans les équipes.
Un ensemble de faits qui malheureusement vont dans le sens des régressions que nous dénonçons depuis des mois.
A l’inquiétude des personnels, il faut rajouter le mouvement lycéen qui n’a pas cessé depuis le
printemps dernier de se mobiliser contre cette réforme au même titre que la réforme des lycées. Le report de cette réforme constitue un premier recul, dont ne se contentent pas, à juste
titre les jeunes. Mais parce que nous considérons que les 3 voies générale, technologique et professionnelle doivent être à égalité, nous devons exiger aussi le report de la réforme Bac Pro 3
ans.
Il faut nous mobiliser devant les échéances prochaines (CTPA du 19 janvier). Il faut nous réunir dans
les établissements pour étudier les textes qui viennent de sortir (grilles horaires, textes sur l’organisation du Bac Pro, programmes…) Nous devons mesurer les conséquences pour chaque
établissement et pour l’organisation des cours.
Pour confronter les expériences et décider d’actions communes, nous invitons tous les personnels à
une
MERCREDI 14 JANVIER A 14H
A LA BOURSE DU TRAVAIL DE TOULOUSE
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