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Solidarité / Luttes

Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 01:20
Par jeunes CGT31 - Publié dans : Solidarité / Luttes
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 18:21

La journée de grève et de manifestations unitaire et interprofessionnelle du
29 janvier a bien mis en lumière l’énorme mécontentement des salariés, des privés d’emploi et des retraités de notre pays.

La déferlante des manifestants à travers tout le pays a montré la volonté d’opposer une résistance déterminée à la politique de Nicolas Sarkozy qui s’acharne contre les acquis de toutes les couches de la population.

Les personnels et étudiants de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche étaient nombreux dans les défilés organisés dans toutes les villes de France. Les syndicats de la FERC-Sup CGT y sont
pour quelque chose et s’en félicitent.

Les attaques contre le service public, et singulièrement contre l’Enseignement Supérieur et la Recherche, sont d’une violence extrême. De plus, elles commencent à avoir des conséquences concrètes sur tous les personnels. La loi « LRU » dont nous demandons toujours l’abrogation se
traduit par de multiples réformes mettant à bas les garanties collectives de l’ensemble des personnels ainsi que la qualité des formations et des actions de Recherche réalisées dans nos établissements :

  • − suppressions d’emplois et institutionnalisation de la précarité,
  • − disparition des emplois de catégorie C et externalisation de nombreuses missions,
− recours aux financements privés et multiplication des Partenariats Public/Privé,
− autonomie et mise en concurrence des universités se traduisant en particulier par la destruction, à terme, du cadre national des diplômes,
− gestion managériale des personnels et rémunérations à la tête du client par la multiplication des primes,
− casse du statut des enseignants-chercheurs et modulation des services,
− mastérisation de la formation des maîtres dans les pires conditions.

Tous les membres de la Communauté universitaire (personnels et étudiants) sont frappés.
Tous doivent réagir, entrer en résistance et en lutte. ENSEMBLE

Telle est notre position. Elle n’a jamais changé. Nous devons construire un mouvement uni et convergent contre l’ensemble des conséquences de la loi « LRU » et n’en négliger aucune.

La FERC-Sup CGT est plus que jamais présente aux côtés des personnels et portera l’exigence forte que se construisent des luttes communes pour la défense des revendications de l’ensemble des personnels de l’Enseignement Supérieur. Personne ne peut et ne doit être oublié car personne, aucune catégorie de personnels ne gagnera sans les autres.

C'est la condition pour réussir une grève « totale et illimitée ».

La FERC-Sup CGT s'engage solennellement à tout faire pour que les personnels enseignants-chercheurs, enseignants, techniques, de bibliothèque et administratifs, titulaires et précaires, trouvent au coude à coude le chemin du succès pour leurs revendications, pour la défense du service public et de la fonction publique.


Tous ENSEMBLE, tout de suite, en lutte, pour que TOMBE la LRU


Par jeunes CGT31 - Publié dans : Solidarité / Luttes
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 23:27


Nous sommes nombreux et nombreuses dans la rue aujourd'hui, ceci montre bien qu'une forte lutte est en train de se construire. Elle nous concerne tous et toutes, travailleur-euse-s, étudiant-e-s, privé-e-s d'emploi, sans papier... car la crise s'abat sur tou-te-s, en particulier les plus précaires et ne fait que dégrader toujours plus nos conditions de travail en multipliant les CDD, les postes d'intérimaires, le chomage technique... Le passé nous a montré que les journées d'actions isolées étaient loin d'être suffisantes. Cette manifestation doit donc être un point de départ pour construire un rapport de force sur la durée, seul capable de faire reculer le gouvernement et de nous faire gagner des droits. Il nous parait important que chacun-e d'entre nous participe à la construction de ce rapport de force en se mobilisant et en
s'organisant sur son lieu de travail ou d'étude.

Seules des revendications communes pourront nous permettre d'établir un front unitaire :

ARRÊTS DES LICENCIEMENTS ET DES SUPPRESSIONS D'EMPLOI

LE SMIC À 1600 EUROS
RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS
SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN
POUR DE VRAIS SERVICES PUBLICS ACCESSIBLES ET GRATUITS POUR TOUS ET TOUTES


ETUDIANT-E-S, TRAVAILLEUR-EUSE-S, SANS PAPIERS, PRIVE-E-S D'EMPLOIS:
SOLIDARITE !
Par jeunes CGT31 - Publié dans : Solidarité / Luttes
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 22:35
'Je  suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média,  aucune presse, même dans les discours de nos chers  politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de  l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de  l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au  plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans  ce mail, je m'en  excuse...!).

Tout  ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais  nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le  terrain.

Je  suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine  interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à  St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont  95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la  plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan  médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et  efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les  femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important,  car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une  chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme  d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail  primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur  dans la lutte des infections  nosocomiales.

Nos  équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit  sont indépendantes, je ne travaille que le jour  matin-soir)

2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  matin
2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  soir
1  infirmière + 1 aide-soignante la  nuit

Ceci  est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit,  c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des  patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de  personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous  faire tourner en sous-effectif de manière presque  systématique les soirs et les week-end, soit un seul  infirmier pour 21 patients.

Depuis  2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et  n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui  risque d'être prolongé et n'est pas non plus  remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu  de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1  puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons  déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le  service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des  alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient  impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie  au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour  cause : boulot!


Samedi  dernier, une autre collègue s'est arrêtée  et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc  personne pour prendre la relève du matin... C'est un  infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour  venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21  patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû  faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un  d'eux...

Une  des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de  manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du  service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de  nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16  chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier,  murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,  douche, WC, couloirs), la salle de  soins...

Il  faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine  réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de  construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des  technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des  soins efficaces et de  qualité...


Alors  expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences  quand le personnel est déjà largement en sous-effectif?  L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais  préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des  contractuels...

Hier,  j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne  partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les  syndicats et à parler avec notre chef de service, pour  essayer de trouver des solutions pour que notre direction  nous entende...

Nous  sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui  connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne  protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour  lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort  des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que  lui-même est très inquiet de la situation et voit notre  gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui  a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public  et dans le respect du serment d'  Hippocrate.

Je  dors très mal et pour être honnête je pense au boulot  constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un  soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un  patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais  calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient...  J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en  assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la  situation se dégrader. Parce que nous sommes tous  responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous  sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout  de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre  proche.


Je  vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise  pourtant. Mais je suis humaine avant tout.


Vous  serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les  services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner  des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu  gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre  qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de  ce qui se passe dans les  hôpitaux???


Aujourd'hui,  j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce  mail de manière la plus large possible, pour informer le  plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du  monde hospitalier, journalistique, politique ou autre,  n'hésitez pas à les solliciter.

Il  faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi  toute seule, je n'intéresse personne.'
Par jeunes CGT31 - Publié dans : Solidarité / Luttes
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 17:30
mercredi 14 janvier 2009
La CGT est cosignataire avec d’autres organisations syndicales, associations et partis d’un appel pour refuser toute instrumentalisation communautaire du conflit israélo-palestinien.

Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n’est ni religieux ni « ethnique », mais bien politique et territorial : l’engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes s’enracine dans l’aggravation, depuis des décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques – d’où qu’elles viennent ‑ dirigées contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.

Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l’offensive de l’armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime. En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s’exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s’en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence n’est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de nature à prévenir les dangers qu’elles invoquent. De même, l’organisation d’une manifestation communautaire de soutien à l’un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée, renforce le risque que l’expression des indignations et des solidarités mette face à face des communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l’un des deux camps.

Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d’expression des individus concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de graves dangers pour le vivre ensemble. Il n’est pas question de remettre en cause la capacité à s’indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l’expression de telle instance communautaire dans le débat public qui n’a rien d’illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.

Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de l’égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d’un prétendu « conflit de civilisations » et rappellent qu’aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique.

C’est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues.

Premiers signataires :

ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.
Par jeunes CGT31 - Publié dans : Solidarité / Luttes
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