L’histoire est malheureusement commune : Rafael est salarié de la société Cybertech depuis presqu’un an. Il
est responsable du magasin de Toulouse Sud.
Il décide devant le foutoir que constitue la gestion de cette boîte et le mépris affiché des gérants de cette
société envers leurs salariés de franchir le cap. Après six mois de discussion avec des militants CGT, il demande à être désigné délégué syndical pour le 28 février, anniversaire de sa présence
dans la boîte.
Et là, sa vie bascule…Coup sur coup, il reçoit une convocation à un entretien préalable au licenciement… et une
au Tribunal de Grande Instance pour contester sa désignation…
Aujourd’hui, mardi 18 mars à 11h, se tient à Bordeaux l’entretien préalable.
Mais que reprochent réellement les patrons de Cybertech à Rafael ?
Son adhésion à la CGT !!!
En effet, si la justice reconnaît Rafael comme délégué syndical, cela signifie que le pitoyable arrangement de
ses patrons pour monter deux boîtes Cybertech Management&Consulting et Cybertech Computer aura échoué.
Il faut savoir que les effectifs des deux entreprises, dixit les gérants Sourroubille et Chancolle, sont
respectivement de 44 pour la SARL Cybertech Computer et de 49 pour la SARL Cybertech Management et Consulting. Ainsi, ils échappent à l’obligation de créer un Comité d’Entreprise (le seuil légal
est fixé à 50 salariés) et surtout, ils sont quasiment assurés de ne pas avoir de délégué syndical dans leur entreprise.
Si Rafael s’est syndiqué, ce n’est sûrement pas pour couler cette boîte, mais pour défendre ses droits et ceux de
ses collègues.
Alors, soyons solidaires et exigeons des gérants de Cybertech :
Ø
L’abandon de la procédure de licenciement menée à l’encontre de notre camarade ;
Ø
La reconnaissance de Rafael Aravelo en tant que délégué CGT ;
Ø
La création d’un Comité d’Entreprise afin que l’ensemble des salariés de l’entreprise Cybertech puisse bénéficier des fruits de
leur travail.
Apprenons aux patrons de
Cybertech le sens du mot «solidarité » !!!
Pour nous contacter… Union Locale CGT de Toulouse Sud
Local de l’UL CGT Toulouse Sud : 55 Avenue Louis Breguet
Bat.Hermès 3ème étage 31400 Toulouse
Tél: 05.61.8001.99. E-mail : ul-sud-tls-cgt@wanadoo.fr
Fin du CNE > Requalification en CDI
La CGT met en place un numéro Indigo pour aider et informer les salariés
A l'occasion d'une conférence de presse le 3 mars 2008, Bernard Thibault a présenté le dispositif mis en place le jour même pour informer et aider les salariés en CNE. En effet, depuis l'annonce de
la transformation prochaine de ces contrats (que la CGT a combattus) en Contrats à durée indéterminée, les salariés s'interrogent, voire s'inquiètent. Tant que la transcripition législative n'aura
pas été faite, certains employeurs peuvent être tentés de mettre fin à ces CNE pour s'exonérer de leur requalification en CDI. Des appels ont même été lancés dans ce sens par des organisations
patronales.
Dans ces conditions, la CGT met en place ce dispositif exceptionnel avec un numéro Indigo (0820 207 033) (coût: 0.09 centimes d'euros ttc par minute). Il fonctionnera de 9 heures à 17 heures. Des
conseillers leur répondront et transmettront toutes les informations utiles aux organisations territoriales de la CGT, à ses militants du droit et notamment ses conseillers prud'homaux pour étudier
avec les intéressés, les éventuelles suites juridiques.
Par ce dispositif, la CGT se place aux cotés des salariés qui, isolés la plupart du temps, privés d'organisations syndicales dans leur entreprise, sont privés d'informations. Elle entend aussi
peser pour que le gouvernement fasse passer dans la loi rapidement la fin effective du CNE et la transformation de ces contrats en CDI.
Vous pouvez aussi contacter le dispositif CGT par courrier électronique à l'adresse:
cne-cdi@cgt.fr
CGT,CFDT,SUD et non-syndiqués des magasins, CARREFOUR, CONFORAMA, DARTY, KIABI, SATURN, AMAZONIE, IKEA, LECLERC, SOCAMIL-LECLERC (Entrepôt
Régionale), GALERIES LAFAYETTE, GIGA, SUPER U, INTERMARCHE de PORTET, ROCQUES, BLAGNAC TOURNEFEUILLE, COLOMIERS, TOULOUSE
Pour nous salariés le constat est le suivant :
- Des salariés sans augmentation de salaire depuis plusieurs
années,
- Des salariés payés en dessous du SMIC dans les entreprises,
- Des salariés trop souvent contraints à travailler à temps
partiels
- Des salariés subissant des conditions de travail de plus en plus difficiles
(pression, travail dominical, sous effectif chronique, travail des jours fériés, nocturnes …
Le travail crée des richesses mais pour les salariés aucune retombée ! Par exemple le PDG de Carrefour a un salaire de 2.403.500€, son augmentation
de salaire entre 2005 et 2006 était de 60% ! Des salaires de 1 000 à 1 400 euros net par mois, voilà ce que gagnent les employés d' IKEA tandis que le propriétaire du
groupe, le Suédois Ingvar Kamprad, est toujours l'homme le plus riche de Suisse (avec une fortune de plus de 21 milliards d'euros).
Sur les 700 000 salariés des supermarchés et hypermarchés, 50 % sont précaires, en CDD ou embauchés à temps partiel imposé le plus souvent. Des
salariés à temps partiel ne touchent que 500 à 600 euros mensuels, moins que les 660 euros du RMI pour une personne seule avec un enfant. A Casino une vendeuse avec vingt ans d'ancienneté peut ne
gagner que 1 000 euros net par mois. À Auchan, des caissières ne touchent que 1000 euros net, avec plus de trente ans d'ancienneté, pour 35 heures par semaine.
La qualité de service rendue à la clientèle de nos magasins subit de plein fouet le manque de personnel. Notre outil de
travail se dégrade, ceci est du à la politique de la Direction qui privilégie la rentabilité au détriment de la condition humaine. Est-ce que le profit justifie tous les moyens ?
Précarité, bas salaires, mauvaises conditions de travail. Ça suffit !!
NOUS RECLAMONS TOUS
· Des salaires décents, des augmentations pour tous !
· Des emplois à plein temps et durable, NON aux temps partiels imposés
!
· STOP aux pressions et au harcèlement !
· Non au travail le dimanche !!! Ne touchez pas à notre dimanche !!!
MOBILISONS NOUS !!!!!!!! [...]
La pénibilité du travail tue, réagissons!
C’est un fait, les conditions de travail se dégradent pour la très grande majorité des salariés. Les suicides des travailleurs (Renault à Guyancourt, Peugeot à
Sochaux, La Poste à La Rochelle) en sont le témoignage. D’autre part, l’inégalité est évidente quand on compare les espérances de vie des différentes catégories de travailleurs. Les ouvriers
vivent en moyenne de 7 à 8 ans de moins que les cadres. Cette mortalité plus précoce est due à l’effort physique demandé, aux dérèglements physiologiques engendrés par le travail en équipes
alternées auxquels les ouvriers sont astreints, comme à l’exposition aux substances toxiques ou aux bruits.
3x8, 2x8, 5x8 : Des rythmes difficiles
Depuis toujours, les ouvriers subissent les horaires. Le travail de nuit se développe: 15% des salariés le pratiquaient en 2005, contre 6% en 1991, selon le
ministère de l’emploi. Les astreintes se banalisent, par le passé liées à l’urgence, aujourd’hui elles sont planifiées pour augmenter la production. Dans certaines usines les ouvriers alternent
5h-13h,13h-21h et 21h-5h sur trois jours, pas évident de récupérer! A long terme, les horaires atypiques ont des effets sur la santé: insomnies, risques cardiovasculaires, coronariens…
Le travail en usine : un danger pour la santé
Le travail posté et ses gestes répétitifs exécutés sous la pression du chronomètre génèrent de nombreux troubles musculosquelettiques,
hernies discales, lombalgies…
Le bruit intense et le port de charges lourdes concernent un ouvrier sur deux, les changements de température subis par les travailleurs
de l’agroalimentaire est aussi un facteur nocif.
Environnements toxiques : benzène, chlorure de vinyle, amiante…
Une véritable bombe à retardement: 4.8 tonnes de produits cancérigènes, mutagènes et toxiques ont été utilisés en 2005. Quotidiennement, 1.4 à 2.6 millions de
salariés utilisent des cancérigènes. Tous les ans 7 000 à 20 000 cancers seraient liés à des expositions professionnelles. N’oublions pas le drame de l’amiante avec ses 2 000 à 4 000 décès par an. Compte tenu du temps de latence, les maladies de demain seront la conséquence des expositions actuelles.
Et toujours plus de précarité...
Près de 4 millions de salariés sont en temps partiel (soit 17%de la population active), il y en a 2.5 millions en CDD et en intérim, le chômage touche prés de 4
millions de personnes et un salarié sur deux perçoit moins de 1000 euros par mois.
Que ce soit dans le public ou le privé, la pénibilité de l’instabilité professionnelle et financière est quotidienne! Et n’oublions pas toutes les formes de stress,
d’angoisse pouvant être engendrées par le harcèlement hiérarchique.
[...]
Les salariés d'ALTRAN réclame une prime de participation aux bénéfices sur la base des résultats exceptionnels
qu'ALTRAN Sud Ouest a réalisés ainsi que l'ouverture de véritables négociations sur les conditions de travail et de rémunération des salariés d'ALTRAN Sud-Ouest ;
Journée de grève le jeudi 06 Mars 2008
Rendez-vous au Capitole toute la journée
Plus que jamais nous estimons que seule une mobilisation forte de salariés lors de cette journée pourra donner un
cours différent à la lente décrépitude des avantages des salariés en terme de salaires, de congès, de remboursement de frais, etc...
Envoyez vos messages de soutien:
Christel : fo-aso@laposte.net ; 06 70 87 99 16
Arnaud : fieci.altran.so@gmail.com ; 06 60 76 90 93
Bruno : cfdt-aso@laposte.net ; 06 70 49 84 65
Loïc : cgt_altran_so@yahoo.fr ; 06 11 74 39 44
Chomâge, précarité, salaires au rabais, contrats pourris : nous ne voulons pas accepter cette situation ni nous y adapter. Nous voulons nous organiser pour faire
reconnaître nos droits et faire aboutir nos revendications !
Présentation
:
Les collectifs jeunes des Unions Locales (UL) CGT sont interprofessionnels.
Ils sont un outil à la disposition des jeunes pour participer plus activement à la vie syndicale, faire converger les luttes, échanger des expériences et aider à ce que les problématiques des jeunes soient davantage prises en compte dans la CGT.
Pour nous contacter :
jeunescgt31@laposte.net
UL Centre Ville :
Bourse du travail, St-Sernin
31000 Tlse / 05 61 21 06 78
UL Mirail :
37 avenue de Reynerie
31100
Le collectif Jeunes organise aussi des stages d'accueil (3H le samedi) pour les nouveaux syndiqués, n'hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés. Formation
syndicale
Questions / Réponses
"Dans ma boite se syndiquer c'est interdit ..."
FAUX : Se syndiquer est un droit garanti par la constitution.... seuls les militaires n'ont pas ce droit !
Chaque salarié a le droit de se syndiquer dans le syndicat de son choix, même s'il n'est pas dans l'entreprise et rien ne l'oblige à annoncer son adhésion à l'employeur. "la cgt ne syndique que la fonction publique"
FAUX : Ce sont les médias qui donne cette image pour diviser les mouvements (ex : régimes spéciaux, ... )
Les salariés du secteur privé sont combatifs et la CGT y est fortement engagée. 52 % des syndiqués CGT travaillent dans le privé. "Il n'y a pas de syndicat dans ma boite"
PEUT ETRE : beaucoup de petites entreprises n'ont pas de syndicat. Les droits des salariés y sont peu respectés (négociations salariales régulières, respect des conventions collectives...)
Tu peux te syndiquer directement dans lafédération CGT de ton métier( commerce, métallurgie...) ou dans
uneunion locale, la structure de proximité et rencontrer des travailleurs d'autres secteurs.
Ensuite, on ne gagne rien seul, tu peux monter un syndicat dans ta boite, tu auras le soutien de la CGT.
"Je n'y connais rien, je ne comprends pas la politique"
PEUT ETRE : on ne nait pas syndicaliste, on le devient par nécessité, par indignation face aux injustices, en participant à son niveau.
D'une part, pas besoin d'avoir fait Sciences Po pour comprendre les divergences d'intérêts entre le patronat et les salariés, tu les vis au quotidien.
D'autre part, tu pourras suivre un stage d'accueil dans ton syndicat, puis un stage d'une semaine dans ton union locale. Ils font partie du droit syndical, ils seront sur ton temps de travail et
peuvent être rémunérés comme si tu travaillais.
L'apprentissage se fait aussi en cotoyant des gens plus expérimentés et se fera à vitesse grand V dans la pratique.
"Etre syndiqué c'est risqué "
VRAI : Mais c'est plus risqué pour ton employeur, c'est pour cette raison que les entreprises ne voient pas d'un bon oeil les syndicalistes.
Pour protéger les syndiqués, il y a des voies légales (salariés protégés en tant que délégués, lutte contre les discriminations syndicales, prud'hommes), et une autre voie : la solidarité syndicale
dans ton secteur et ton union locale qui crée un rapport de force pour défendre les syndiqués. "Je suisprécaire, je change de boite tout le temps"
PEUT ETRE : mais tu resteras toujours un travailleur et donc tu auras toujours intérêt à te défendre! Si tu changes de métier, investis-toi dans des structures interprofessionnelles, ou dans une
fédération si tu changes juste d'employeur. "la grève sert elle à quelque chose ?"
OUI : en travaillant tu rapportes de l'argent à ton patron, si tu fais grève, tu perdras ton salaire mais ton patron perdra plus que toi. De plus, la solidarité (caisse de grève...) peut limiter
les pertes salariales.
Par ailleurs, il y a d'autres formes de luttes qui doivent être utilisées avant la grève (négociations, pétitions, rassemblementts, action juridique...).
Les modalités de lutte doivent être adaptées à l'ampleur des revendications et des objectifs.
Les grands acquis sociaux tels que les congés payés, l'augmentation massive des salaires, sont le fruit de grèves massives (1936, 1968) "il y a trop peu de salariés dans ma boite"
PEUT ETRE : souvent les petites entreprises sont de fausses petites boites, qui ont des capitaux communs avec d'autres.
Cela s'appelle une Unité Économique et Sociale qui dépasse souvent les 50 salariés.
Si on la fait reconnaitre légalement, elle donne des droits syndicaux (Comités d'entreprises, délégués du personnel...)
S'il s'agit d'un sous-traitant ou d'une vrai petite entreprise, il existe des syndicats de site et les structures interprofessionnelles déjà citées.
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